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Toxicité de l'oxygène

La toxicité de l'oxygène pour l'organisme apparaît à partir de certaines pressions partielles.

On distingue deux types de toxicité :

  • une toxicité d'origine neurologique, due à une trop forte pression partielle en oxygène dans le gaz respiré,
  • une toxicité pulmonaire, due à une forte pression partielle en oxygène dans le gaz respiré pendant une longue durée.

Toxicité neurologique : l'effet Paul Bert

Voir l'article complet : l'effet Paul Bert.

A partir d'une certaine pression partielle, l'oxygène devient toxique pour le système nerveux central, entraînant une destruction de cellules nerveuses. L'individu est soumis à une crise convulsive majeure, semblable à une violente crise d'épilepsie : c'est l'effet Paul Bert, du nom du médecin français spécialiste de la respiration qui l'a découvert en 1878.

On peut distinguer trois phases dans cette crise :

  • une phase tonique, qui dure de 30 secondes à 2 minutes : le corps est pris de contractions musculaires généralisées commençant par les lèvres et s'étendant rapidement à tout le corps,
  • une phase clonique, qui dure de 2 à 3 minutes : le corps est pris de convulsions avec troubles de la ventilation,
  • une phase post-convulsive, qui dure de 5 à 30 minutes : le corps se relâche, l'individu revient à lui mais reste confus.

La première phase induit un réflexe de blocage de la glotte, empêchant l'air de s'échapper de ses poumons. Il ne faut donc jamais remonter un plongeur pendant cette phase, au risque de provoquer une surpression pulmonaire.

La sensibilité de l'organisme à l'oxygène hautement concentré est variable selon les individus et les circonstances. Dans le gaz respiré (air, ou autres mélanges), le seuil de pression partielle d'oxygène généralement pris comme limite à ne pas dépasser est de 1,6 bar en France. Certains organismes, notamment étrangers, lui préfèrent une valeur plus faible encore, par exemple 1,4 bar.

Toxicité pulmonaire : l'effet Lorrain Smith

Voir l'article complet : l'effet Lorrain Smith.

Si le corps est exposé à une forte pression partielle pendant une longue durée, l'oxygène devient toxique pour les poumons, par inflammation du surfactant recouvrant l'intérieur des alvéoles pulmonaires. L'individu commence par avoir la face rose, puis subit des difficultés respiratoires : toux, brûlures pulmonaires, crachats sanglants, voire œdème aigu du poumon. C'est l'effet Lorrain Smith, du nom médecin physiologiste britannique qui l'a découvert en 1897.

Cet effet peut être constaté lors d'expositions supérieures à 2 heures à un gaz respiré constitué d'oxygène à une pression partielle supérieure à 0,5 bar.

toxicite_de_l_oxygene.txt · Dernière modification: le 03/02/2020 à 12h05 par webmaster