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 ^Phase^Durée^Symptômes| ^Phase^Durée^Symptômes|
-|1. La phase tonique|de 30 secondes à 2 minutes|- Contraction musculaire généralisée (en //​opisthotonos//​),​ commençant par les lèvres, s'​étendant à tout le corps : membres raidis en extension, cage thoracique le diaphragme immobilisés en expiration forcée \\ - Crampes| +|1. La phase **tonique** |de 30 secondes à 2 minutes|- Contraction musculaire généralisée (en //​opisthotonos//​),​ commençant par les lèvres, s'​étendant à tout le corps : les membres ​sont raidis ​et en extension, ​la cage thoracique ​et le diaphragme ​sont immobilisés en expiration forcée. Le plongeur est incapable de contrôler son immersion. ​\\ - Crampes| 
-|2. La phase clonique|de 2 à 3 minutes|Convulsions brusques, régulières,​ de plus en plus fortes et de moins en moins fréquentes. Les contractions ​des muscles ​sont synchrones (elles ont lieu simultanément dans tout le corps), avec possible ​morsure de la langue par contraction-décontraction des muscles de la mâchoire, ​et émission d'​urine par contraction-décontraction des muscles impliqués dans la miction\\ - Perte de détendeur \\ - Troubles ​de la respiration ​: respiration rapide et saccadée \\ - Tachychardie ​(accélération cardiaque) \\ - Troubles ​de la vision \\ - Possible ​perte de connaissance| +|2. La phase **clonique** (ou //phase convulsive//​)|de 2 à 3 minutes|Convulsions brusques, régulières,​ de plus en plus fortes et de moins en moins fréquentes. Les contractions ​musculaires ​sont synchrones (elles ont lieu simultanément dans tout le corps), avec : \\ - morsure de la langue par contraction-décontraction des muscles de la mâchoire, ​\\ - émission d'​urine par contraction-décontraction des muscles impliqués dans la miction\\ - perte de détendeur\\ - troubles ​de la ventilation ​: respiration rapide et saccadée \\ - tachychardie ​(accélération cardiaque)\\ - troubles ​de la vision\\ - perte de connaissance.
-|3. La phase post-convulsive (ou phase révolutive)|de 5 à 30 minutes|- ​Relâchement ​musculaire \\ - Fatigue ​extrême \\ - Potentielle ​amnésie ​de l'​accident|+|3. La phase **post-convulsive** (ou //phase révolutive//, ou //phase de coma post-critique//​)|de 5 à 30 minutes|L'​individu revient progressivement à lui, avec : \\ relâchement ​musculaire\\ - fatigue ​extrême\\ - état confus et agité, \\ - fréquente ​amnésie ​des phases précédentes.|
  
-Si aucune remontée n'est entamée lors de la phase clonique, la pression partielle d'​oxygène dans l'air respiré par l'​accidenté est inchangée, et un nouveau cycle phase tonique-phase clonique est entamé.+La première phase induit un réflexe de [[:​blocage_de_la_glotte|blocage de la glotte]], empêchant l'air de s'​échapper de ses poumons. Il est donc déconseillé de remonter une victime pendant cette phase, au risque de provoquer une [[:​surpression_pulmonaire|surpression pulmonaire]]. En pratique, la crise débutant par une expiration forcée, la surpression pulmonaire est très rare. 
 + 
 +Si aucune remontée n'est entamée lors de la phase clonique, la pression partielle d'​oxygène dans l'air respiré par l'​accidenté est inchangée, et un nouveau cycle phase tonique-phase clonique est entamé. Tant que la victime respire ce mélange suroxygéné,​ la crise hyperoxique continue, alternant phases tonique et clonique. Elle rapproche l'​individu de l'​état de mal épileptique,​ engageant le pronostic vital (mort) et fonctionnel (risque de séquelles neurologiques définitives). Si la victime est retirée rapidement de l'​ambiance hyperoxique,​ la récupération peut avoir lieu sans séquelles. 
 + 
 +La sensibilité de l'​organisme à l'​oxygène hautement concentré est variable selon les individus et les circonstances. Dans le gaz respiré ([[:air|]], ou [[:​melange_gazeux|autres mélanges]]),​ le seuil de pression partielle d'​oxygène généralement pris comme limite à ne pas dépasser est de 1,6 bar en France. Certains organismes, notamment étrangers, lui préfèrent une valeur plus faible encore, par exemple 1,4 bar. 
 + 
 +Les règles d'​évolution avec utilisation de mélanges suroxygénés ([[:​nitrox|]]) en plongée loisir rendent heureusement cet accident très rare. Il ne se constate aujourd'​hui plus que dans des contextes très particuliers,​ notamment chez les plongeurs militaires (nageurs de combat), parfois soumis à des pressions partielles en oxygène importantes.
  
 ===== Conduite à tenir ===== ===== Conduite à tenir =====
effet_paul_bert.txt · Dernière modification: le 17/04/2020 à 13h23 par webmaster