Rappels : relire le milieu et l’environnement (N2).

Le niveau 3 signe le début des plongées très profondes, dans la zone entre 40 et 60 mètres. Par ailleurs, le plongeur est maintenant en autonomie dans l’espace au-delà de 20 mètres. Ce qui change dans les règles de protection du milieu et de protection du plongeur n’est pas leur validité, mais leur importance.

La protection du milieu sous-marin

Les spécificités de la zone 40 à 60 mètres

L’espace entre 40 et 60 mètres est une zone dans laquelle la venue de plongeurs est rare, plus qu’à 40 mètres et bien plus qu’à 20 mètres. Dès lors, il devient crucial de minimiser son impact sur la faune et la flore.

Le bruit : Si le bruit qu’émettent les bulles dans le détendeur est difficile à éviter, il faut éviter les cris dans le détendeur (par exemple pour héler un coéquipier – sauf en cas d’urgence bien entendu).

La lumière : Bien sûr, il n’est pas question d’éteindre les lampes à cette profondeur. Cependant, il convient d’être prudent dans leur utilisation. Il en va de même pour les flashs d’appareil photo. La flore peut être éclairée pour en admirer les couleurs, mais tout espèce disposant d’yeux devrait être épargnée. Les espèces qui vivent à cette profondeur y vivent dans l’obscurité ou dans certaine pénombre !

Le toucher : Les mêmes règles qu’aux autres profondeurs s’appliquent : on ne touche rien, ni volontairement avec ses mains, ni involontairement avec ses palmes ou tout autre élément.

L’autonomie entre 20 et 60 mètres

Le début de la plongée en autonomie entre 0 et 20 mètres est souvent l’occasion de découvrir que lorsque que l’on plonge entre amis, on se sent plus libre de faire ce que l’on veut. Cela va de pair avec l’expérience et l’aisance acquises, et est naturel. On est alors plus facilement tenté d’oublier momentanément quelques règles de bon comportement sous-marin listées dans la charte internationale du plongeur responsable.

Pourtant, la protection du milieu sous-marin est l’affaire de tous. Il suffit par exemple d’un coup de palme malencontreux d’un plongeur sur une gorgone pour anéantir les efforts de précaution de l’ensemble des plongeurs qui sont passés sur le site. Le passage du niveau 3 est donc, d’une part, l’occasion de se rappeler que ces recommandations existent, et d’autre part, de mettre l’accent sur leur importance accrue à grande profondeur, dans un environnement fragile et peu habitué à la visite d’êtres humains.

Les risques et dangers pour le plongeur

Les spécificités de la zone 40 à 60 mètres

Reliefs particuliers : Au niveau 2, nous avons vu que la visite de certains environnements comme les grottes, les arches et tunnels, et l’intérieur des épaves suppose de faire preuve d’une certaine prudence. Au niveau 3, nous avons remis l’accent sur le fait qu’à grande profondeur, tout problème comme une panne d’air (pour raison humaine ou technique), un essoufflement ou une narcose peut se compliquer rapidement.

La conjonction d’un relief particulier et d’une grande profondeur peut rendre tout incident (même anodin en apparence, comme une cordelette fixée sur le gilet coincée dans un repli de l’épave) dramatique. Le plongeur doit donc redoubler de prudence. Il doit aussi être capable d’éviter ces endroits si les conditions l’imposent, parfois malgré l’envie irrésistible d’aller prendre une petite photo ou de jeter un œil rapide dans un renfoncement rocheux.

Faune et flore : De la même façon que pour les incidents liés au relief, toute petite blessure (pincement, coupure, morsure, piqûre) peut avoir des conséquences importantes. Par exemple, certaines piqûres sont simplement urticantes (méduses) ou – plus grave – venimeuses (cônes). Un petit incident de ce type à grande profondeur doit inciter à diminuer la profondeur, raccourcir la plongée, et rapprocher encore les plongeurs entre eux (si c’est encore possible).

De plus, dans certaines régions du monde, les espèces rencontrées entre 40 et 60 mètres peuvent être différentes de celles rencontrées entre 0 et 40 mètres.

Luminosité, température : Nous avons vu dans un cours précédent que l’espace entre 40 et 60 mètres peut être très sombre et très froid.

L’autonomie entre 20 et 60 mètres

La même remarque que pour la protection de l’environnement s’applique lorsqu’il s’agit de protéger la palanquée : l’autonomie donne des ailes, mais il faut absolument se refréner de toute action mettant en jeu la sécurité des plongeurs, en particulier dans des environnements particuliers tels que ceux cités ci-dessus.

Le milieu et l’environnement (N3)

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