Rappels : relire la réglementation (N2)

Rappel : le directeur de plongée

Commençons par rappeler la notion de directeur de plongée : le DP est une personne assurant l’organisation des plongées sur le site. Il est en quelque sorte sorte le chef d’orchestre sur place, responsable de la sécurité des plongeurs. C’est par exemple lui qui décide du site de plongée, qui fixe les caractéristiques des plongées, et donne des directives de sécurité particulières adaptées au site, aux plongeurs et aux conditions.

Nous reviendrons plus tard dans le cours sur les directives spécifiques que peut donner le directeur de plongée, en particulier lors de plongées profondes.

😊 Ah oui, c’est celui qui fait toujours un briefing au début de chaque plongée !

Et pourtant, il va falloir apprendre à faire sans ! Jusqu’au niveau 2, les plongées encadrées et en autonomie devaient toujours s’effectuer en présence d’un DP sur le site. A partir du niveau 3, les plongeurs ont la possibilité d’aller plonger sans qu’il n’y ait de directeur de plongée sur place, sous conditions. Dans ce cas, cela signifie que les caractéristiques citées ci-dessus seront fixées par les plongeurs eux-même, ce qui est une lourde responsabilité !

Les prérogatives du niveau 3

Le niveau 3 est le troisième brevet de plongée en scaphandre au sein de la FFESSM.

On peut s’engager dans une formation au niveau 3 après le niveau 2.

Les prérogatives du niveau 3 sont de :

  • pouvoir réaliser des plongées d’exploration jusque 40 mètres de profondeur, au sein d’une palanquée autonome, composée de 2 à 3 plongeurs majeurs, ayant au minimum les mêmes compétences (niveau 3 ou supérieur), sans la présence d’un directeur de plongée (DP),
  • pouvoir réaliser des plongées d’exploration jusque 60 mètres de profondeur, au sein d’une palanquée autonome, composée de 2 à 3 plongeurs majeurs, ayant au minimum les mêmes compétences (niveau 3 ou supérieur), en présence d’un directeur de plongée (DP) sur le site,

Par ailleurs, le plongeur niveau 3 peut :

  • s’engager dans la formation au niveau 4,
  • s’engager dans une formation à la qualification trimix, un gaz qui peut être respiré en immersion en remplacement de l’air à certaines profondeurs.

Faisons un peu de vocabulaire : le premier point ci-dessus s’appelle l’aptitude PA-40, pour plongeur autonome à 40 mètres, et le deuxième s’appelle l’aptitude PA-60, pour plongeur autonome à 60 mètres. Le niveau 3 est donc la somme de ces deux aptitudes. Il est aussi possible de ne se former qu’à l’aptitude PA-40 si l’on souhaite pouvoir plonger à 40 mètres en autonomie sans vouloir être autonome à 60 mètres (parce que l’on connaît ses limites physiques par exemple). Par ailleurs, si l’on souhaite pouvoir explorer des fonds à 60 mètres sans pour autant y rechercher l’autonomie, il existe l’aptitude PE-60, plongeur encadré à 60 mètres. Les deux aptitudes PA-40 et PE-60 (qui sont en fait des niveaux intermédiaires entre le niveau 2 et le niveau 3) donnent respectivement lieu à la délivrance d’une carte PA-40 et et une carte PE-60 tout comme il existe une carte niveau 3.

Exemple 1 : Claire, Marie, et Jean (tous trois plongeurs niveau 3) participent à une sortie organisée par le club. Le directeur de plongée, présent sur le site, indique qu’ils formeront une palanquée de plongeurs autonomes, avec 60 mètres pour profondeur maximale d’évolution.

Exemple 2 : Stéphane, Serge, et Alizée (tous trois plongeurs niveau 3) empruntent le bateau du club pour se rendre sur un site de plongée. Le bateau est conduit par Serge, qui a le permis côtier. La profondeur de leur plongée est limitée à 40 mètres.

Prenons le temps de faire deux rappels sur l’autonomie. Une palanquée d’autonomes est composée de deux plongeurs minimum (parce qu’on ne plonge jamais seul) et trois maximum, à la différence des palanquées de plongeurs encadrés qui peuvent comporter jusqu’à 4 plongeurs, plus un encadrant et même un serre-file. Par ailleurs, ne peuvent évoluer en autonomie que les individus majeurs, même si le niveau 2 peut être obtenu dès seize ans. En tant que niveau 2, lorsque nous plongions en autonomie avec un autre niveau 2, il nous était impossible d’intégrer un troisième niveau 2 mineur. En tant que niveau 3, cela est inchangé. (Remarquons aussi que le niveau 3 n’est accessible qu’à partir de 18 ans.)

Exemple 3 : Stéphane (niveau 3), Marie (niveau 3) et Alexandre (niveau 2, majeur) participent à une sortie organisée par le club. Le directeur de plongée, présent sur le site, indique qu’ils formeront une palanquée de plongeurs autonomes, avec 20 mètres pour profondeur maximale d’évolution. Si Alexandre n’était pas majeur, il n’aurait pas pu être intégré à la palanquée autonome de Stéphane et Marie et aurait dû plonger avec un encadrant. Stéphane et Marie auraient alors pu recevoir 60 mètres comme instruction de profondeur maximale de la part du directeur de plongée.

Au niveau 2, nous avions utilisé trois qualificatifs pour désigner les espaces d’évolution, de 0 à 6 mètres, de 6 à 20 mètres et de 20 à 40 mètres : l’espace proche, l’espace médian, et l’espace lointain. Par contre, il n’y a pas de vocabulaire spécifique pour l’espace entre 40 et 60 mètres.

On entend parfois le terme de plongée profonde : par ce terme, on désigne généralement une plongée au moins dans l’espace lointain, entre 20 et 40 mètres (voire même plutôt spécifiquement entre 30 et 40 mètres), mais cela peut aussi désigner aussi des profondeurs plus importantes que 40 mètres. Lire dans l’encyclopédie

Le cadre fédéral

Cette section est en cours de rédaction.

La réglementation (N3)

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