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La mise à l’eau désigne le fait de quitter le bateau (en mer) ou le bord (en lac, en fosse) pour entrer dans l’eau. L’immersion, quant à elle, désigne le fait de commencer la descente sous la surface. Les deux ne se succèdent pas forcément : en pratique, il est même courant de commencer par quitter le bateau pour descendre dans l’eau, nager en surface quelques instants jusqu’à une bouée qui indique la position précise du site, puis s’immerger et commencer la plongée.

La mise à l’eau

Il existe plusieurs techniques de mise à l’eau, dont l’utilisation dépend du type de bateau et des conditions (météo, houle, courant). Au niveau 1, nous étudierons les trois principales : le capelage en surface, le saut droit, et la bascule arrière.

Avant la mise à l’eau

Dans la mesure du possible, en position assise, sur un banc ou sur un flotteur du bateau pneumatique :

  • Fermer la combinaison. Enfiler la cagoule.
  • Enfiler les palmes. (Il est plus simple de mettre les palmes avant le scaphandre, car cela nécessite de pouvoir se pencher en avant.)
  • Mettre le scaphandre sur son dos (sauf dans le cas du capelage en surface). Si un bras porte du matériel (une montre par exemple), il est plus simple de l’introduire en premier dans une bretelle.
  • Positionner le masque sur le visage.
  • Mettre le détendeur en bouche et commencer à respirer dedans, notamment pour s’assurer que la bouteille est bien ouverte.

Important : Le moniteur ou le guide de palanquée est toujours le premier à se mettre à l’eau. S’il n’est pas encore descendu, attendre qu’il le fasse.

Le capelage en surface

Dans le jargon des plongeurs, capeler signifie enfiler le scaphandre. Le capelage est l’action associée.

Le capelage en surface consiste à déposer le scaphandre à la surface de l’eau, y descendre, et enfiler le scaphandre tranquillement à la surface. C’est probablement de cette façon que nous nous sommes équipés lors de notre baptême.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Gonfler assez fortement le gilet de stabilisation.
  2. Saisir le gilet par une poignée ou par la robinetterie, et l’introduire dans l’eau sans le jeter. Le retenir quelques instants pour s’assurer qu’il flotte. S’il ne flotte pas, attraper l’inflateur d’une main et gonfler le gilet.
  3. Descendre dans l’eau, en sautant par dessus bord ou à l’échelle.
  4. Nager jusqu’au matériel à l’aide des palmes et avec le masque sur le visage.
  5. Si le gilet est très fortement gonflé, les bretelles peuvent avoir tendance à se déployer sur les côtés, ce qui le rend difficile à enfiler. Dans ce cas, actionner une purge pour évacuer un peu d’air et permettre au gilet de retrouver sa forme normale.
  6. Introduire un bras dans une bretelle. Si un bras porte du matériel (une montre par exemple), il est plus simple de l’introduire en premier.
  7. Introduire le second bras dans la seconde bretelle, éventuellement en s’allongeant sur le dos sur le gilet.
  8. Fermer les différentes sangles : scratch et sangle abdominaux, petite sangle pectorale.

Sécurité : Il peut être tentant de descendre dans l’eau avec les palmes à la main, surtout si l’on descend à l’échelle. Cela est souvent une mauvaise idée car le risque est alors grand de perdre une palme. Par ailleurs, si l’on porte une ceinture de plombs, descendre dans l’eau sans avoir au préalable chaussé ses palmes est très déconseillé.

Le saut droit

Le saut droit consiste à entrer dans l’eau en position verticale, les pieds en premier, en faisant un grand pas en avant. Il se fait depuis un rebord légèrement surélevé par rapport au niveau de l’eau.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Avancer en marchant jusqu’au promontoire de mise à l’eau. Gonfler légèrement le gilet.
  2. Approcher du bord de saut, l’extrémité des doigts de pied au niveau du rebord, en faisant dépasser la voilure des palmes uniquement.
  3. Porter une main sur le masque et le détendeur, afin de les maintenir fermement.
  4. Porter l’autre main sur l’inflateur.
  5. S’assurer que personne ne se trouve en dessous (en surface ou à quelques mètres de profondeur).
  6. Regarder devant soi, la tête verticale, et non penchée en avant ou en arrière.
  7. Effectuer un grand pas en avant, d’une jambe, sans saut vertical. Ramener immédiatement la deuxième jambe contre la première, palmes horizontales. Le corps va tomber verticalement dans l’eau, les talons en premier.
  8. A l’arrivée dans l’eau, garder une respiration normale et la main sur le masque et le détendeur tant qu’il y a des remous.
  9. Si le corps ne remonte pas automatiquement, actionner le bouton de gonflage du gilet pour y introduire un peu d’air supplémentaire.

La main sur le masque et le détendeur est primordiale. Si cette étape est omise, l’impact de l’arrivée dans l’eau arrachera à coup sûr le masque (et potentiellement le détendeur), ce qui est désagréable pour le plongeur mais aussi problématique sur le plan pratique, car le masque va couler et sera perdu !

Une erreur de débutant courante est de chercher à sauter en hauteur. Ce n’est pas nécessaire et même dangereux, car cela à tendance à déséquilibrer et faire entrer dans l’eau en position penchée.

Une autre erreur de débutant consiste à regarder vers le bas au moment du saut. Le risque est alors de se faire mal lorsque le masque heurte la surface de l’eau de plein fouet.

La bascule arrière

La bascule arrière consiste à se mettre à l’eau par roulade arrière au dessus d’un rebord surélevé sur lequel on peut se tenir assis.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Gonfler légèrement le gilet.
  2. S’asseoir sur le rebord, les palmes sur le sol.
  3. Porter une main sur le masque et le détendeur, afin de les maintenir (sinon, ils risquent d’être emportés lors de l’impact dans l’eau).
  4. Porter l’autre main sur l’inflateur.
  5. S’assurer que personne ne se trouve en dessous (en surface ou à quelques mètres de profondeur).
  6. Pencher la tête légèrement en avant, afin de protéger la nuque de la robinetterie lors de l’impact, à l’entrée dans l’eau.
  7. Pousser sur les deux jambes pour engager une roulade arrière. Selon la hauteur du rebord sur lequel on était assis, le premier élément à entrer dans l’eau sera la bouteille ou la tête.
  8. A l’arrivée dans l’eau, garder une respiration normale et la main sur le masque et le détendeur tant qu’il y a des remous. Tenter de retrouver les repères d’équilibre : le haut (chercher la surface) et le bas (repérer une couleur plus sombre).
  9. Si le corps ne remonte pas automatiquement, actionner le bouton de gonflage du gilet pour y introduire un peu d’air supplémentaire.

Cas particulier : le départ depuis la plage

Dans certains endroits, le site de plongée peut être atteint en nageant en surface depuis la plage, sans nécessité de prendre le bateau.

Dans ce cas, une fois le scaphandre gréé sur la plage ou aux alentours, le plongeur est souvent invité à l’enfiler sur son dos. Le masque est rangé autour du cou, et les palmes sont prises à la main. La palanquée s’avance en direction du bord de l’eau et descend jusqu’à atteindre une profondeur d’un mètre, pour avoir l’eau à hauteur de la taille. Le scaphandre est alors beaucoup plus facile à porter.

Enfiler les palmes, positionner le masque sur le visage, et prendre le détendeur en bouche.

Ensuite, pour continuer de progresser en direction du large, s’allonger sur le ventre et palmer. Si l’on souhaite continuer d’avancer debout en marchant encore pendant quelques mètres, il est plus facile de le faire à reculons.

Après la mise à l’eau

Si le corps s’enfonce fortement dans l’eau, faire attention à ne pas se cogner à la coque du bateau lorsque l’on remonte. Pour éviter cela, le plongeur peut se tourner sur lui-même et lever la tête.

Au retour en surface, après une mise à l’eau en saut droit ou en bascule arrière, il faut toujours émerger en levant le bras en l’air pour faire le signe “OK” 👌 en direction du moniteur.

Ensuite, se diriger vers celui-ci et le reste de la palanquée.

Cette phase de la plongée est un moment privilégié pour effectuer un test de lestage.

Avant l’immersion, effectuer quelques dernières vérifications :

  • vérifier que le détendeur de secours est rangé (il peut sortir de son rangement lors de la mise à l’eau),
  • vérifier que la purge haute est accessible (elle peut avoir tendance se coincer sous la bretelle lors de la mise à l’eau).

Ne pas hésiter à communiquer au moniteur tout désagrément : froid, angoisse, haut-le-cœur dus à la houle, etc.

L’immersion

S’immerger, c’est descendre sous la surface de l’eau, se décrocher de la surface.

Il existe plusieurs techniques d’immersion.

Le canard

Le canard permet de s’immerger depuis une position horizontale, face tournée en direction du fond.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Se positionner horizontalement, face tournée vers le fond, et se diriger en surface vers un point du fond au-dessus duquel on souhaite s’immerger.
  2. Positionner une main sur la purge basse du gilet (en général, la droite).
  3. Lorsque la tête arrive au niveau du point visé, plier le buste à angle droit en avant, la tête la première (le buste est donc vertical, et les jambes restent horizontales). La main libre peut être positionnée droit devant, dans l’axe du buste. (On dit parfois “casser” le buste.)
  4. Simultanément :
    • lever les jambes hors de l’eau, qui se retrouvent alors verticales, dans l’axe du buste,
    • actionner la purge basse,
    • expirer fortement.
  5. Le corps va alors descendre rapidement sous la surface de l’eau. Ne pas hésiter à utiliser un bras pour faire passer les oreilles. Après un ou deux mètres, reprendre une respiration normale.

Le phoque

Le phoque permet de s’immerger depuis une position verticale.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Simultanément, afin d’élever légèrement le buste hors de l’eau :
    • faire quelques mouvements de palmes,
    • prendre une grande inspiration.
  2. Positionner une main sur la purge haute du gilet.
  3. Lever le bras disponible en l’air, au-dessus de la tête.
  4. Simultanément :
    • actionner la purge haute,
    • arrêter tout palmage,
    • expirer au maximum dans le détendeur.
  5. Le corps va alors descendre rapidement sous la surface de l’eau. Ne pas hésiter à utiliser le bras qui a été levé pour faire passer les oreilles, éventuellement en inspirant de nouveau (légèrement). Après un ou deux mètres, reprendre une respiration normale.

La mise à l’eau et l’immersion (N1)

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