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Le niveau 1 est le premier brevet de plongée en France.

On peut s’engager dans une formation au niveau 1 après :

  • un baptême, qui est une plongée de découverte de l’activité, en mer ou en piscine, entre 0 et 6 mètres de profondeur,
  • une formation PE-12, qui est une série de trois plongées de découverte de l’activité, aboutissant à la délivrance d’une certification permettant de pratiquer la plongée jusqu’à 12 mètres en étant encadré (une sorte de pré-niveau 1),
  • ou sans aucune expérience de l’activité ! 🤗

Les prérogatives du niveau 1

Dans le vocabulaire de la plongée, on appelle prérogatives les avantages associés à ce niveau : ils correspondent à ce que peut faire le titulaire du brevet concerné.

Le plongeur niveau 1 peut réaliser des plongées jusque 20 mètres de profondeur, au sein d’un groupe (que l’on appellera palanquée, nous y reviendrons) conduit par un guide de palanquée et sous la responsabilité d’un directeur de plongée (ces deux rôles seront précisés plus tard, ci-dessous).

Par ailleurs, le plongeur niveau 1 peut aussi :

  • s’engager dans la formation à l’aptitude PA-12 (plongeur autonome à 12 mètres),
  • s’engager dans la formation au niveau 2,
  • s’engager dans une formation à la plongée au mélange nitrox, un gaz qui peut être respiré en immersion en remplacement de l’air.

L’organisation de la formation

Le niveau 1 peut se préparer dans un club associatif (qui est une association de bénévoles) ou dans une structure commerciale (qui est une entreprise). Ceux-ci doivent être affiliés (pour les clubs) ou agréés (pour les structures commerciales) auprès d’un des organismes habilités par l’État à délivrer des certifications de plongée en scaphandre. L’organisme principal est la Fédération française d’études et de sports sous-marins.

Le niveau 1 peut se préparer pendant une année complète, avec des séances hebdomadaires (c’est souvent le fonctionnement des clubs) ou pendant un stage dédié, de quelques jours à une semaine (c’est souvent le cas dans les structures commerciales).

Le niveau 1 peut se préparer en milieu naturel (mer, océan, lac, carrière, rivière, etc.) ou en piscine. En pratique, la préparation en piscine est principalement faite par des clubs, notamment ceux qui sont loin de la côte, sans accès à la mer. Lorsque le brevet est délivré après une formation en piscine, il ne devient valide (c’est-à-dire que le plongeur ne peut jouir de ses prérogatives) qu’après quatre plongées en milieu naturel.

Exemples d’organisation de la formation au niveau 1 de plongée sous-marine

Les conditions

A la FFESSM, pour entrer en formation au niveau 1, il faut :

  • présenter un certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique de la plongée en scaphandre, qui peut être réalisé par tout médecin (par exemple, un médecin généraliste), et daté de moins d’un an,
  • remplir des formalités administratives imposées par le club ou la structure commerciale (adhésion au club, paiement de la formation dans une structure commerciale, etc.)
  • prendre une licence à la fédération (souvent au moment de l’inscription au club, ou à la réservation dans une structure commerciale).

Le plongeur doit aussi avoir 14 ans minimum à la date de délivrance du brevet (avec une exception à 12 ans sous certaines conditions), et fournir une autorisation d’un responsable légal s’il est mineur.

Les assurances

Pour pratiquer la plongée subaquatique, il faut disposer d’une assurance en en responsabilité civile liée à cette activité. Cette assurance protège vis-à-vis des dommages causés à autrui. Elle est automatiquement acquise lorsque le plongeur est licencié dans un organisme de plongée comme la FFESSM, via l’inscription dans son club ou par la structure commerciale dans laquelle il passe son niveau 1.

Une assurance complémentaire permet d’être protégé vis-à-vis des autres dommages, par exemple un accident personnel ou un bris de matériel personnel sans tiers responsable. Cette assurance n’est pas obligatoire mais est conseillée. Elle peut être acquise soit via son assurance personnelle (il faut vérifier dans son contrat ce qui est couvert, en portant une attention particulière aux disciplines spécifiques), soit par une option complémentaire proposée par les organismes de plongée.

La loi

En France, la plongée sous-marine en scaphandre est réglementée par une série de textes du Code du sport.

Le Code du sport définit les principales règles encadrant la discipline. L’organisation de la pratique est ensuite laissée à différents organismes, dont le principal est la Fédération française d’études et de sports sous-marins.

Le Code du sport définit notamment des aptitudes à plonger à une certaine profondeur en fonction des compétences des individus : par exemple, l’aptitude PE-20 est l’aptitude à plonger en étant encadré par un encadrant jusqu’à une profondeur de 20 mètres.

Les organismes délivrent ensuite des certifications, qui sont des documents traduisant ces aptitudes en brevets (brevet de niveau 1, brevet de niveau 2, etc.) présentables à des structures de plongée. Présenter un brevet permet à chacun de justifier de ses compétences, pour montrer qu’il est apte à plonger dans les conditions visées par le document.

La Fédération française d’études et de sports sous-marins

Logo de la FFESSM

La Fédération française d’études et de sports sous-marins (ou FFESSM) est une fédération sportive française, principal acteur de la plongée sous-marine en France. Les disciplines couvertes incluent la plongée en scaphandre (dite parfois “plongée bouteilles”) et l’apnée, et aussi d’autres disciplines moins connues telles que la plongée souterraine, le hockey subaquatique, la nage en eau vive, la nage avec palmes, le tir sur cible subaquatique, la plongée sportive en piscine, etc.

La FFESSM est délégataire de l’Etat pour organiser l’activité à l’échelon national. Elle compte plus de 2500 clubs, plus de 140 000 licenciés encadrés par plus de 6000 moniteurs. Elle a été créée en 1948 sous le nom de Fédération des sociétés de pêche à la nage et d’études sous-marines puis a changé de nom et fusionné avec d’autres entités. Elle est organisée avec plusieurs niveaux de décision et d’animation : un niveau national, un niveau régional, un niveau départemental, puis un niveau local (clubs, structures commerciales agréées).

Logo de la CMAS

Elle est un membre fondateur de la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS), dont l’objectif est de rapprocher les fédérations nationales pour mettre en cohérence les systèmes de formation des différents pays.

Le commandant Jacques-Yves Cousteau a été président honoraire de la FFESSM.

Les autres organismes

Les autres organismes habilités à délivrer le brevet de niveau 1 sont :

  • la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), une fédération multisports qui disposent d’une section dédiée à la plongée,
  • l’Association nationale des moniteurs de plongée (ANMP), qui a pour objectif de former des moniteurs de plongée professionnels,
  • le Syndicat national des moniteurs de plongée (SNMP), qui a pour objectif de défendre les intérêts des moniteurs de plongée professionnels,
  • l’Union nationale des centres sportifs de plein air (UCPA).

Ces organismes sont minoritaires en France, mais il arrive de rencontrer des plongeurs qui y sont licenciés.

Les documents du plongeur

A la FFESSM, après la réussite aux épreuves, le brevet de niveau 1 est décerné au plongeur. Il s’agit d’un document en carton, de format A4, signé par le président du club et par le moniteur.

Quelques jours plus tard, le nouveau plongeur niveau 1 reçoit par courrier postal sa carte de niveau, qui justifie de son niveau au même titre que le brevet en carton, mais bien plus simple à emporter en voyage ! Il s’agit d’une carte double face “niveau 1 FFESSM” – “niveau 1 étoile CMAS”, permettant de faire reconnaître son niveau dans le monde auprès des organismes membres de la confédération.

A la FSGT, la carte délivrée est aussi une carte double face “niveau 1 FSGT” – “niveau 1 étoile CMAS”. A l’ANMP, la carte délivrée est une carte CEDIP (European committee of professional diving instructors).

Sont par ailleurs remis au plongeur deux livrets. Le passeport de plongée, signé par le moniteur et le président du club, matérialise aussi l’acquisition des compétences du brevet de plongeur niveau 1. Le carnet de plongée est un livret retraçant l’ensemble des plongées effectuées par l’individu, à documenter après chaque sortie en y notant au moins certaines informations essentielles : site, date, profondeur maximale, durée, événements particuliers. Le carnet de plongée permet de justifier d’une certaine expérience de la plongée auprès de structures différentes de celle qui nous a formé.

A la FFESSM, pour aller pratiquer la plongée en scaphandre dans un endroit (un club ou une structure commerciale), le plongeur doit emmener les documents suivants :

  • sa carte de licence à la FFESSM, en cours de validité (qui est valable du 1er septembre de l’année n au 31 décembre de l’année n+1, afin que le plongeur ne soit pas gêné en période de renouvellement des licences, en début d’année, s’il tarde à se réinscrire),
  • sa carte de niveau 1 (FFESSM-CMAS),
  • son carnet de plongée,
  • son certificat médical (ou certificat d’absence de contre-indication, CACI), de moins d’un an, qui peut être délivré par tout médecin (par exemple un médecin généraliste).

Depuis septembre 2019, la carte (physique) de licence FFESSM est permanente et ne nécessitera plus d’être réimprimée chaque année. Il ne faut donc pas la jeter en fin d’année ! A la réinscription du plongeur, en début d’année suivante, la validité de la carte sera prolongée pour l’année automatiquement.

Le certificat médical restera valable pendant un an à compter de sa réalisation, sauf en cas d’accident de plongée, où il faudra consulter un médecin avant la reprise. La visite médicale n’est généralement qu’une formalité pour une personne en bonne santé. La plongée est néanmoins interdite aux femmes enceintes, car l’effet de la pression sur le fœtus est encore mal connu. Par ailleurs, en cas de diabète, de problèmes cardiaques, respiratoires (asthme) ou d’oreilles, le médecin peut interdire l’activité ou la restreindre à certaines conditions (profondeur limitée, temps limité, etc.)

L’organisation de la plongée

Un groupe de plongeurs qui partent plonger ensemble s’appelle une palanquée. Plus précisément, le Code du sport définit une palanquée comme un groupe de plongeurs qui effectuent une plongée de même profondeur, même durée, et même trajet. Cette définition est très importante : elle traduit dans la loi le fait que les membres d’une palanquée doivent rester très proches, les uns à côté des autres, à tout moment, dans toutes circonstances et dans toutes les directions de l’espace : verticalement et horizontalement.

Au cours de la formation au niveau 1, le plongeur en cours de formation (souvent surnommé “prépa niveau 1”) est formé par un ou plusieurs moniteurs. Ces plongées de formation, dans laquelle le plongeur apprend un geste, un savoir-faire, une compétence, sont appelées plongées techniques .

Nous avons vu qu’après l’obtention du niveau 1, le plongeur peut réaliser des plongées jusque 20 mètres au sein d’une palanquée. On qualifie ces plongées d’explorations, c’est-à-dire que plus aucun acte d’apprentissage n’a lieu : seul compte alors le plaisir de la découverte des fonds marins, de la faune et de la flore sous-marines. Le plongeur qui encadre la palanquée est un plongeur plus expérimenté (niveau 4), qu’on appelle guide de palanquée.

La plongée s’effectue sous la responsabilité d’un directeur de plongée, qui est garant de la sécurité et du respect des règles et procédures en vigueur. Le directeur de plongée autorise et adapte la plongée aux circonstances (météo, courant, niveau et forme physique des participants par exemple). Il fixe notamment les profondeurs et durées de plongée maximales.

Ces deux personnes doivent être tenues au courant de tout événement susceptible d’impacter la plongée : être fatigué ou malade, avoir froid, ne pas être à l’aise pour effectuer un geste (par exemple un saut droit, si l’on trouve que les vagues sont fortes), avoir oublié un élément de son matériel personnel, avoir oublié comment effectuer une opération (comment ouvrir la bouteille, comment fixer la bouteille sur le gilet), etc. Il ne faut jamais hésiter à aller discuter avec elles.

La réglementation (N1)

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